Marathon de la Parole: 2020 - heure 38 De Actes des apôtres 14,1 à Actes des apôtres 19,40
Quelques commentaires et référence pour accompagner la méditation...
Lecteur: 1
Bible des peuples : Les choses se passèrent de la même façon à Iconium. Paul et Barnabé parlent pleins d’assurance. C’est un des signes du véritable apôtre, inspiré par l’Esprit Saint. Cette assurance est importante pour décider la conversion des auditeurs, mais elle n’est pas un don naturel. C’est Dieu toujours qui inspire à la fois la parole de l’apôtre et la réponse de foi de l’auditeur, tout spécialement dans les circonstances difficiles (Voir 1Thessaloniciens 2.2 et 2Corinthiens 12.10). À propos de ces persécutions contre Paul, voir Galates 5.11.;
Lecteur: 2
Bible des peuples : Nous voyons ici le premier grand débat de l’Église. Paul en fait le récit dans Galates 2.1-10. Depuis déjà deux ou trois siècles, les Juifs émigrés dans les pays de langue grecque avaient attiré à leur foi de très nombreux païens. Mais ceux-ci devaient pratiquement s’intégrer au peuple juif ; aux prosélytes, les sympathisants d’origine étrangère, on demandait pour commencer ce que nous lisons ici aux versets 19-20. Ensuite, il fallait la circoncision. Bien des chrétiens de Jérusalem ne voyaient pas différemment l’entrée dans l’Église ; ceux d’entre eux qui sont pharisiens s’expriment de façon catégorique (5) : les païens sont sauvés par la foi au Christ, mais celle-ci reste liée à l’observation de la Loi. Pour eux, sans qu’ils en soient bien conscients, la foi est une intégration au peuple de Dieu, mais ce peuple de Dieu reste identifié à Israël. Les missions de Paul ont créé un élément nouveau : des communautés composées en majorité de non-Juifs sont nées en pays grecs, et Paul n’a mis aucune condition à leur baptême. Pour eux, le peuple de Dieu, c’est la communauté chrétienne. L’Église va-t-elle se diviser ? Paul sera-t-il l’initiateur d’une autre Église “chrétienne” plus radicale dans l’appréciation du salut par la seule foi au Christ ? La rencontre de Jérusalem est un effort de toute l’Église pour préciser sa foi et sauvegarder son unité. La façon de résoudre le conflit met en relief l’aspect communautaire de l’Église. Les anciens, responsables de l’Église-mère de Jérusalem se réunissent avec les apôtres qui sont l’autorité suprême (22)… Simon-Pierre leur rappelle son expérience avec Corneille (chapitre 10), et il ouvre le chemin de la liberté totale par rapport à la religion juive. Il a paru bon à l’Esprit Saint et à nous (28) : la décision de la communauté unie à ses apôtres est la garantie de l’Esprit Saint. À plusieurs reprises dans l’histoire, des débats semblables se sont présentés, mais alors il ne s’agissait plus de libérer l’Évangile des lois de l’Ancien Testament : c’étaient les lois et coutumes de l’Église qui étaient devenues le joug impossible à porter (15.10) pour une grande part de l’humanité. Mais seul un débat largement ouvert, comme fut celui de Jérusalem, permet de mettre le doigt sur ces obstacles.;
Lecteur: 3
Bible des peuples : Il ne suffit pas à Paul d’avoir établi des anciens dans chaque communauté, il veut aussi des assistants qui, comme lui, visitent et renforcent les communautés existantes, et en fondent de nouvelles. Timothée est le premier de ces assistants. L’apôtre tient compte du bon témoignage que les croyants donnent de lui : après Paul, quand il s’agira de trouver des dirigeants pour l’Église, on tiendra le plus grand compte de l’opinion de la communauté (voir 1Timothée 3.7 et Tite 1.6). Luc ne donne que peu de détails d’un voyage qui a probablement duré deux ans. Les lettres de Paul nous font entrevoir le genre de travail persévérant auquel il devait se consacrer pour former les croyants et leurs responsables : une mission, ce n’est pas seulement amener du monde là où l’on donne la parole ; il faut encore éveiller et convertir ceux qui feront que la communauté vive par elle-même et aille en se développant. À deux reprises, le Saint-Esprit empêche Paul de s’attarder dans la province romaine d’Asie. Il lui faut aller plus loin en Macédoine, la plus proche province d’Europe. Ainsi se confirme la volonté de Dieu : l’Évangile doit atteindre le centre de l’empire. Paul, si dynamique et entreprenant, se laisse guider par l’Esprit Saint.;
Lecteur: 5
Bible des peuples : Dans cette mission, il faut noter le cas de Thessalonique, capitale de la Macédoine. La plupart des Juifs font de l’opposition. La communauté chrétienne commencera avec des hommes d’origine grecque, des adorateurs de Dieu que Paul a rencontrés dans la synagogue, et avec d’autres païens grecs. Les quelques Juifs convertis (4) en seront probablement les cadres et les éducateurs : c’étaient eux qui savaient manier la Bible, qui avaient des psalmodies pour les Psaumes, qui avaient quelque idée d’une liturgie communautaire, qui avaient plus de lucidité dans les principes moraux. Paul veillera toujours à ce que les Juifs ne ramènent pas les convertis à une religion de commandements, mais c’est chez eux qu’il trouvera, pour un temps, les éléments les mieux préparés. La persécution empêche Paul de rester plus de deux mois. Une Église si nouvelle, établie dans de telles conditions, allait-elle résister ? De fait elle a persévéré : voir les Lettres aux Thessaloniciens.;
Lecteur: 7
Bible des peuples : Corinthe, premier port de Grèce et capitale de la province d’Achaïe, une des grandes métropoles de l’Empire. C’est un centre religieux, commercial et culturel. La ville est célèbre pour son luxe et sa corruption. Paul y restera dix-huit mois jusqu’à la fin de l’année 52. Nous avons là un repère précis : l’histoire a enregistré que Gallion (v. 12) était gouverneur d’Achaïe durant l’année 52. Aquilas et sa femme Priscille venaient d’arriver à Corinthe. Ils étaient peut-être déjà chrétiens, mais les juifs chrétiens n’étaient pas différents des autres devant le décret de l’empereur. Aquilas et Priscille se mettent simplement à la disposition de Paul. Ils l’aideront à plusieurs reprises ( Romains 16.3) avec la disponibilité naturelle de ceux qui ne se sentent pas liés à une ville ou un pays.;
Lecteur: 8
Bible des peuples : Cela faisait trois ans que Paul voulait évangéliser Éphèse : une des plus belles et des plus grandes villes de l’empire. Luc a voulu nous conter le baptême de ces douze disciples de Jean-Baptiste. Comme nous venons de le dire, ils connaissaient en partie l’enseignement de Jésus, mais pour se dire ses disciples, il leur manquait le plus important : ils n’avaient pas reçu l’Esprit Saint.;