Marathon de la Parole: 2020 - heure 27 De Ezekiel 14,1 à Ezekiel 20,44
Quelques commentaires et référence pour accompagner la méditation...
Lecteur: 2
Bible des peuples : Dans les chapitres 15—23 les péchés de Juda sont dénoncés quatre fois, de manières différentes : chapitres 16, 20, 22, 23. Ici l’image de la vigne indique la conclusion nécessaire de l’histoire de Juda : la nation va être détruite et sa capitale brûlée. Comme le bois de la vigne, Israël ne se distinguait des autres peuples, ni par le nombre, ni par les qualités, au moment où Dieu l’a choisi. S’ils n’accomplissent pas leur mission, ils ne peuvent ni continuer en tant que peuple de Dieu, ni redevenir comme les autres peuples.;
Lecteur: 2
Bible des peuples : L’histoire de la femme infidèle, déjà racontée par Osée et Jérémie, est développée ici de façon à retracer toute l’histoire sacrée. Cette histoire commence avec la conquête de Canaan. Quand David a conquis Jérusalem, les gens du peuple étaient Amorites, et ceux de la haute société, Hittites. L’histoire se déroule ainsi : — Israël part de zéro au moment de son choix par Dieu :4-5. — Dieu l’enrichit : 8-14. — La chute : 15-22. — La promesse : Je me souviendrai de mon alliance avec toi. Quand Ézékiel parle de prostitution, il a en vue comme les autres prophètes trois péchés : — trahir Yahvé, le seul maître et mari, en se livrant au culte des idoles ; — recourir à la prostitution sacrée selon la pratique des cultes païens ; — se vendre aux nations puissantes afin d’obtenir leur protection. Ézékiel n’oublie rien de ce qui peut humilier son peuple et lui faire honte. Aucun peuple n’avait fait une critique aussi sévère de son histoire nationale. En piétinant l’orgueil de ses compatriotes, le prophète nous enseigne à découvrir et mépriser notre bêtise et notre vanité illimitées, comme personnes et comme nation.;
Lecteur: 6
Bible des peuples : Les parents ont mangé des raisins verts et les enfants ont mal aux dents. À l’origine le peuple d’Israël avait un sens très fort de la responsabilité collective de la famille ou de la nation. Dans Josué 7.24, nous avons l’exemple de la famille du coupable condamnée à mort avec lui, ainsi que du peuple tout entier puni pour une faute d’un de ses membres. Cependant, dans les dernières années du royaume de Juda, le sens de la responsabilité personnelle s’affirme : — Les prophètes avaient déclaré que la justice humaine ne peut pas punir les enfants pour les crimes de leurs parents (Deutéronome 24.16). Comment Dieu pourrait-il faire autrement et punir des innocents ? — Autrefois toute erreur, même involontaire, était considérée comme un “péché”. Maintenant les prophètes enseignent que seul le mal voulu est un péché et que les malheurs qui n’ont pas été mérités ne sont pas des punitions de Dieu. La destruction de Jérusalem semblait punir tout le monde, sans distinguer les bons et les mauvais. Ézékiel ne nie pas le fait qu’en cette occasion Dieu a frappé tout le monde ; mais pour lui c’est une chose du passé, qui convenait à un peuple complètement égaré. Regardant vers l’avenir, il dit comment Dieu agira maintenant dans une perspective religieuse purifiée : — La justice sera pour les justes et les malheurs pour les infidèles : chacun recevra ce qu’il mérite personnellement. — Si le méchant se détourne de tous ses péchés, il vivra (21) : chacun aura le temps de se décider librement. Si certains sont pervers au début et qu’ils décident d’être bons, Dieu attendra leur conversion et il tiendra compte de leur dernière orientation. Dans les siècles qui suivent, les sages observeront que souvent les mauvais ne sont pas punis et que les bons ne sont pas récompensés dans cette vie (voir Job 21). Alors on comprendra que la justice divine reste un mot s’il n’y a pas une autre vie.;
Lecteur: 8
Bible des peuples : Nouvelle présentation des péchés d’Israël au cours de son histoire. Ézékiel répète le mot profaner. En tant que peuple du Dieu saint, Israël ne peut pas vivre de la même manière que les autres nations profanes, c’est-à-dire n’appartenant pas à Dieu. La terre d’Israël, ses lois, ses fêtes, tout cela est saint et en tout cela l’homme ne peut pas agir selon ses propres vues. Dans 20.22 Yahvé fait de sorte que son Nom ne soit pas profané. Selon la mentalité de l’époque, si Dieu punit Israël et permet sa destruction, les autres nations vont mépriser Dieu qui ne sait pas sauver son peuple. Alors, son Nom serait profané. Mais quand Yahvé rassemblera son peuple (20.41) toutes les nations verront son pouvoir : ainsi, son Nom sera sanctifié.;