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Jn 20,24

Commentaire: Saint Thomas (aussi appelé Didyme) est, parmi les apôtres, nommé le septième dans l’évangile selon saint Matthieu (X 3), le huitième dans l’évangile selon saint Marc (III 18) et dans l’évangile selon saint Luc (VI 15) qui, dans les Actes des Apôtres (I 13), le nomme en sixième position. Quand Jésus avait voulu rentrer en Judée pour retrouver son ami Lazare qui venait de mourir, alors que les autres disciples redoutaient la haine mortelle des Juifs, saint Thomas s’écria : « Allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! » (évangile selon saint Jean, XI 16). Après la Cène, quand Jésus eut dit : « Pour aller où je vais, vous savez le chemin », Thomas lui répondit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu t’en vas ; comment saurions-nous le chemin ? » (évangile selon saint Jean, XIV 4-5). Après la Résurrection, outre dans ce passage célèbre, l’Evangile le compte parmi le groupe d’apôtres auquel Jésus apparaît sur le bord du lac (évangile selon saint Jean, XXI 2). Dans un autre épisode de sa vie, purement légendaire, l'apôtre Thomas refuse de croire à l'Assomption de Marie. Il fait ouvrir son tombeau et le trouve rempli de fleurs. L'Assunta, du haut du ciel, dénoue sa ceinture et la laisse choir entre les mains de Thomas. Cette ceinture joue ici le rôle du linceul trouvé par les Saintes Femmes au tombeau. Cette légende, et le culte de la Sacra Cintola qui y est lié, ont pour cadre géographique la Toscane. La cathédrale de Prato accueille en 1365 cette relique, rapportée de Terre sainte en 1141. Selon une autre tradition légendaire, diffusée par les Actes de Thomas et la Légende dorée, saint Thomas aurait été invité par un envoyé du roi des Indes, Gundophorus (ou Gondophorus) à construire un palais à son souverain. Au lieu du palais promis, l'apôtre annonce qu'il a conçu pour lui un « palais céleste », et distribue l'argent reçu aux pauvres. Outré, le roi le jette en prison puis lui pardonne. Selon une tradition admise dans les communautés chrétiennes de Malabar, saint Thomas aurait été martyrisé à Mylapore, près de Madras après avoir évangélisé cette région. Son corps aurait été l'objet d'une translation à Édesse en 394. Selon une autre version, sa dépouille serait restée en Inde, dans un lieu appelé aujourd'hui San Tomé. L’hébreux Thômâ signifie « jumeau » comme le grec Didyme.


Source: missel.free.fr